Le secondaire, c’est fini

Article rédigé par Myriam Khelifi

Je me permets de sortir des sujets habituels en cette période de confinement. Histoire d’apprécier encore plus chaque moment…

Combien de fois m’a-t-on dit: «Myriam, profite de la vie»? Depuis le début de mon enfance, les adultes que j’ai rencontrés m’ont sommée d’apprécier chaque jour avec abondance. Mais je n’ai pas toujours compris ce que cette phrase signifiait. 

Je me suis toujours donnée à fond dans chaque projet que j’ai entrepris. J’ai toujours travaillé très fort pour acquérir des connaissances approfondies, pour devenir une personne accomplie, pour «aller loin» dans la vie. Pour avoir un diplôme universitaire. Pour avoir un emploi exemplaire et extraordinaire. Bref, pour réussir. Et j’imagine que c’est le cas pour bien d’autres élèves comme moi. Mais si vous avez remarqué, je ne parle que du futur, n’est-ce pas? C’est plus fort que moi, j’ai toujours pensé à plus tard. J’ai pris pour acquis que la vie était éternelle, mais c’était clairement une fausse histoire. 

Ce que je peux vous dire, c’est que cette année, j’ai finalement compris. Je disais tout le temps à mes amis: «Le secondaire, c’est fini!». J’ai compris grâce à mon prof de chimie. Carpe diem. L’année où je suis parvenue à saisir chaque moment présent, l’année où la nostalgie du secondaire bouillonnait un peu plus à chaque journée, cette année-là, tout s’est effondré. On m’a enlevé «mon» présent. Notre présent.

L’école, c’est plus que des notes, c’est un milieu de vie. C’est l’endroit où l’on retrouve nos amis. C’est l’endroit où l’on s’épanouit. C’est l’endroit où l’on se construit. Littéralement. J’ai réussi à saisir chaque moment. À apprécier chaque instant. Chaque activité, chaque opportunité, chaque projet que je réalisais… J’y ai goûté pleinement. Sans aucune retenue. Mais on ne m’a jamais avertie. On ne m’a jamais dit: «Myriam, ton secondaire s’arrête ici!» C’est exactement comme s’il manquait un segment d’information génétique dans l’ADN d’une cohorte entière. Tous les finissants et finissantes du secondaire auront un petit morceau de leur mémoire qui aura été éphémère. 

Certes, le secondaire, c’est fini. Et c’est pour cette raison que j’écris ces lignes. Je vous demande de profiter de la vie. De saisir l’occasion. De prendre le temps. De s’aimer et de s’entraider. Parce que le présent peut s’envoler à tout jamais, sans crier gare. Et, une fois que vous aurez compris, tout sera réglé.

 

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